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10/09/2014

Corsica non avrà mai bene

La Corse est le crachoir sempiternel de la classe médiatico-politique française.
Ce n’est pas nouveau.

Depuis 14-18 dont nous fêtons le centenaire dramatique cette année, les corses ont eu droit aux pires lieux communs de la part des français : fainéants, racistes, flics ou voyous et, bien sûr, violents.

Nous le savons, on ne nous aime pas. Nous le savons, on ne nous aimera jamais dans l’hexagone.
E chi po fà ? Nunda.
Si ce n’est une frange particulièrement déprimée, en perte d’identité, de la population qui se complait dans les éternels « Que va-t-on dire de nous ? », « J’ai mal à la Corse » ou « On va encore passer pour des sauvages », et bien si ce n’est cette frange molle, nul n’en a cure.

Même leurs politiciens préférés en ont terminé avec les « je condamne fermement… »

Ces suppôts du complexe du colonisé qui sont prompts à réagir (surtout vis-à-vis du SCB et de ses supporters), mais jamais à agir, peuplent les colonnes des réseaux sociaux qui ont une place toute particulière dans une île où nous aimons l’échange et les échanges (de population avec la métropole).

Heureusement, cette minorité à vocation à se faire seulement entendre sur facebook et le forum de RCFM.

Mais voilà. En France, on est passé au stade supérieur de l’infamie.

Prenant la tête de ce mouvement corsophobe galopant, le gouvernement (ou plutôt les gouvernements) successifs de François Hollande sont en tête de la charge contre la population de l’île. Ils sont à l’avant-garde de la meute républicaine (nous supposons donc que notre position est à l’arrière-garde).

Pour faire un petit état des lieux, voici les déclarations diverses et avariées de certains ministres français contre l’île :

 

 

 

  • Thierry Braillard : Apparu pour l’histoire du coup de tête de Brandao contre Tiago Motta, cet être issu du PRG a su régaler twitter avec son annonce abracadabrante sur le nombre de CRS blessés suite à la rencontre SCB-OM. Les acouphènes, ce grand fléau de la république qui envoie un jeune bastiais en prison pour 6 mois.

 

Dans le même temps, voici la liste des hommes médiatiques et autres humoristes ratés qui s’en sont maladroitement pris aux corses lors de leurs interventions. On le sait, les politiques et les médias ont l’habitude d’occuper la même veste, celle qui se retourne facilement :

  • Christophe Barbier : U stracciu rossu. L’éditorialiste de « l’Express », marionnette de Valls, reprend avec insistance les propos de son ministre préféré. Les corses sont violents de nature, ils doivent collaborer avec une police incapable d’honorer sa fonction et s’ils ne sont pas contents ou si la Corse est une région qui est trop chère à vivre, QU’ILS PARTENT. (Cela fait beaucoup, là, n’est-ce pas ?).

          Robert Cervoni lui répond par un courrier incisif et ironique d’excellente facture.

          Le journaliste n’en démordra pas. Mais soyez contents, chers révoltés et autres écœurés, Mr       Barbier sera au théâtre de Bastia le 15 novembre 2014 à 20 :30 pour une pièce qu’il met en scène « le souper ». Bon appétit ! Merci Arte e Mare. (Voir page 35 du programme).

 

 

  • Pierre Ménès : Quasiment à chaque émission, Dora l’exploratrice version américaine n’hésite pas à tirer à boulets rouges sur la Corse, Bastia et le Sporting. Un exemple des amalgames faits par ces journalistes sportifs de l’extrême, spécialistes de l’investigation et de l’objectivité, l’émission "les spécimens" du 19/12/12. Avec des opinions bien tranchées suite à des études approfondies menées sur les reportages diffusés par « Zone interdite » et « Envoyé spécial ». Ah, la culture !

 

Bien sûr, la stratégie du bouc émissaire qui consiste à détourner l’attention des foules (préfets néfastes à l’environnement en Corse, vulgarité des divulgations révoltantes de Valérie Trierweiler, augmentation du chômage, secrétaires d'état roublards, insécurité galopante en France, montée de l’extrême-droite, corruption générale des politiciens, sous-éducation des enfants, réformes scolaires indécentes, fin des arrêtés Miot…) est éculée mais ça fonctionne.
On peut le dire désormais, l’action essentielle du mandat d’Hollande aura consisté en 3 points :

-        - Essayer de détourner l’attention de toutes les sordides histoires qui émaillent cette république

-        - Lutter contre Dieudonné et Alain Soral

-        - Cracher sur les corses en permanence et creuser le fossé qui nous sépare déjà et définitivement de la France.

Nous n’avons rien contre le fait d’être considérés comme des particularités en France et des exceptions en République. Nous en sommes à un point où nous souhaiterions même être inscrits en tant que tels dans la Constitution. Voire plus si affinité.

L’heure est peut-être venue, nous l’espérons, de dire adieu à cette république bananière qui, n’ayant pas eu le loisir d’effectuer un génocide armé, souhaite la disparition culturelle et démographique de notre peuple. Un petit philosophe bling-bling disait : « La France on l’aime ou on la quitte ! ». Bye-Bye !!

Les réactions politiques se font rares dans l’île. Les actions aussi.

Gageons que c’est au peuple, à l’heure où l’Écosse et la Catalogne s’y préparent, de prendre son avenir en main.

Si le FLNC a déposé les armes de guerre, qui relèvera les armes pour la paix de la Corse ?

 

 

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