19.02.2010
Camille de Rocca Serra fait rire la Corse
L'économie de la Corse se porte bien, à en croire Camille de Rocca Serra. Alors qu'il tente péniblement de défendre son bilan, il déclenche les rires et les applaudissements du public...
Cela se passe lors d'un débat pour la campagne des élections régionales en Corse. Invité à prendre la parole sur l'économie de la l'île, Camille de Rocca, député UMP et président de l'Assemblée de Corse, dresse un bilan plutôt flatteur de l'économie insulaire... qui a le don de déclencher l'hilarité générale de la salle.
L'énormité est telle que le public applaudit comme s'il était au théâtre...
A voir aussi la réaction de Gilles Simeoni lors de la brillante intervention de Camille de Rocca Serra.
La video est l'oeuvre du site A Piazzetta.
17:22 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : corse, rocca serra, ump, elections
27.05.2008
En Corse, mobilisation contre la bétonnisation
C'est sûrement la conséquence de l'affaire (écoeurante) de la villa de Jacques Séguéla : les Corses se mobilisent pour la protection du littoral.

Le feuilleton continue donc après les menaces du "nouveau" FLNC aux peoples désireux de construire de luxueuses villas dans les endroits les plus beaux et les plus sauvages de l'île.
Il faut dire que le sujet est épineux et fait couler beaucoup d'encre en Corse.
Au moment où la Corse s'interroge sur son développement, y a t-il d'autres solutions que le tout-tourisme qui fait la part belle au bétonnage des côtes ?
17:07 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : environnement, bétonnisation, corse
03.04.2008
La Corse, réserve indienne
La polémique enfle après la nouvelle campagne publicitaire de l'Agence du Tourisme de la Corse. Le slogan : "Corse, réserve naturelle de vacances" où l'on y voit une plage déserte... Mensonger et de mauvais goût ?
Devant ce triste constat, comment ne pas se poser la question de la survie du peuple corse, minoritaire sur sa terre ?
Dans ce climat, voilà que l'ATC nous sort une campagne de pub avec un slogan du meilleur effet : "Corse, réserve naturelle de vacances".
Des voix se sont déjà élevées pour dénoncer le caractère mensonger de la publicité : en effet, difficile de trouver une plage déserte comme sur les affiches de l'ATC pendant les mois de juillet et d'août. Les touristes qui vont débarquer à Palombaghja ou à Rondinara ne sachant où mettre leurs serviettes sur la plage bondée et surfréquentée risquent d'être déçus...
Mais c'est le slogan choisi par l'agence de pub de l'ATC laisse rêveur...
Et oui, manque de pot pour les chers cerveaux qui dirigent la région, le slogan associant la Corse à une réserve a déjà été déposé, mais par les nationalistes qui se demandent si les Corses ne vont pas finir dans une réserve non pas de vacances mais d'indiens. Comme le montre cette image prise sur le site du Rinnovu.
Au moins les intentions sont claires.
Après l'histoire du permis de construire dans un site classé de Séguéla et le sketch de Nicolas Sarkozy et Camille de Rocca Serra pour accorder un permis à leur pote Jean Reno, décidément nos élus à la tête de la CTC marquent des points en ce moment.
Au moins leurs intentions sont claires et on sait où l'on va. Faire de la Corse une île de résidences secondaires pour touristes friqués d'Europe du Nord et de peoples à la con. Pour ce qui est des intérêts du peuple corse on repassera...
Finalement, c'était pas forcément une très bonne idée de mettre les maires des deux plus grosses stations balnéaires corses à la tête de la région.

L'annerbatu
13:00 Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : corse, tourisme
23.03.2008
Thiriez s'acharne sur le SC Bastia
Le SC Bastia a été condamné à un match à huis-clos après l'affaire dite "Kébé II" pour des "banderoles injurieuses" (on ne parle plus de banderoles racistes...). Le président de la LFP lui, Frédéric Thiriez, n'a pas perdu son temps. Sitôt le verdict connu, il a décidé de faire appel et de demander... l'aggravation des sanctions contre le club corse. Deux points, deux mesures... À Bastia, on commence à en avoir l'habitude.
"Combattre le racisme dans le sport"... "Tolérance zéro pour les racistes"...

...surtout lorsqu'ils sont corses, monsieur Thiriez ?
Et pour les cris de singes envers le bastiais Mendy à Grenoble ?
Et pour les saluts nazis de quelques supporters messins à Lyon ?
Et les insultes racistes contre Ouaddou à Metz ?
On attend toujours des sanctions, identiques à celle qui a été infligée au SC Bastia : 1 point retiré pour des supposées insultes racistes (?) d'un supporter corse (???) à Libourne il y a quelques mois.
À ce sujet, seul le magazine So Foot semblait se poser des questions à propos de cette affaire.
Pour l'instant, cette sanction envers le club bastiais est un cas unique dans le football français. Ce n'est pourtant pas les exemples de racisme qui manquent dans la très exaltante et spectaculaire "Ligue 1 Orange" que le monde entier nous envie.
Alors ? Pourquoi demander aussi rapidement l'aggravation de sanctions, alors que le Sporting a été le seul club puni pour "racisme", et que la commission de discipline semble avoir rejeté le caractère raciste de la banderole ??? Pourquoi continuer à jeter de l'huile sur le feu, à un point où ça en devient ridicule ? Pourquoi le chevalier blanc du football français a t-il décidé de faire du club corse un exemple ?
À la manière d'un Sarkozy, le président de la LFP a décidé d'utiliser la manière forte pour faire taire les brebis galeuses corses, les seules sur lesquelles on puisse continuer à taper sans que cela n'émeuve personne sur le continent.
Problème : dans l'île on commence à avoir l'habitude de ce genre de choses. En général, la manière forte ça loupe à tous les coups. Au contraire, cela accroit le sentiment de victimisation et renforce la solidarité. Alors, continuez monsieur Thiriez, vous allez avoir du pain sur la planche...
Lien : l'article de Corse-Matin
L'annerbatu
22:45 Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note | Tags : corse, football, racisme
08.03.2008
Plus de 1.300 procurations à Bastia
Les urnes vont chauffer demain pour le 1er tour des municipales en Corse : l'île compte plus de 5.400 nouvelles inscriptions et à la mairie de Bastia c'est le chiffre de 1.300 procurations qui est annoncé par le blog A Piazzetta.
Ca sent le retour des bonnes vieilles méthodes à l'usu corsu : gonflement des listes électorales, fausses procurations et autres bulletins à clé.
Il faut également rappeler que la mairie de Bastia a été plusieurs fois condamnée pour des affaires de fraude éléctorale.
Pratiquement 10% de procurations...
Tandis qu'à Paris on s'indigne qu'il y ait plus de 6% de procurations dans le Vè, que dire alors des 10% de procurations à Bastia ?
On ne sait pas officiellement combien de morts vont voter demain, mais on a déjà une idée pour savoir à qui cela va profiter...
15:35 Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note | Tags : bastia, elections, corse
Le Tiers Monde commence en Corse
C'est le grand classique de l'hiver en Corse. On en a tellement l'habitude que ça n'émeut plus personne. Personne pour se révolter, personne pour protester, personne pour demander des comptes. 20 pauvres centimètres de neige et toujours le même spectacle : routes coupées, foyers privés de téléphone et d'électricité...

20 centimètres de neige, et la Corse se retrouve paralysée.
Aujourd'hui encore plus de 300 foyers se retrouvent toujours privés d'électricité et de téléphone dans le centre de l'île. Le col de Tighjime, entre Bastia et Saint Florent a été bloqué pendant quelques heures.
Partout, des coupures de courant ou de téléphone, des baisses de tension.
Le spectre des "coupures tournantes" de 2005...
Et encore, nous n'avons pas eu droit au remake de l'hiver 2005, où les températures basses et les capacités de production d'électricité insuffisantes avaient privé de courant la totalité des 260.000 habitants de l'île et contraint EDF à organiser les fameuses "coupures tournantes" entre février et mars 2005, qui restent un très mauvais souvenir pour tous...

Vous avez dit Tiers Monde ?
Il ne faut pas oublier que le Plan Exceptionnel d'Investissement voté en 2002 prévoyait d' "aider la Corse à surmonter les handicaps naturels que constituent son relief et son insularité, et pour résorber son déficit en équipements et services collectifs"...
Bon ben on attendra encore un peu.
12:35 Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : corse
03.03.2008
Sarkozy, le préfet de Corse et la villa de Jean Reno
Mauvais remake de "L'Enquête Corse" : une video remontant à 2004 et montrant Nicolas Sarkozy, Jean Reno et le préfet de Corse de l'époque Pierre-René Lemas vient de faire son apparition sur Youtube. A l'époque ministre de l'économie, Sarkozy demande au préfet de s'occuper du permis de construire (illégal) de Jean Reno. Au final, le permis sera annulé suite à un recours en justice déposé par une association de défense de l'environnement...
C'est le mensuel Corsica qui révèle l'histoire.
Cette affaire tombe une semaine après la suspension par le tribunal administratif de Bastia du permis de construire de Jacques Séguéla.
En Corse monte le sentiment "anti-peoples friqués qui bétonnent les côtes de façon illégale avec la complicité des élus et la bienveillance de l'Etat"...
En tête des personnalités mal-aimées : Sarkozy, Clavier et Reno...
La video :
L'annerbatu
18:00 Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note | Tags : corse, environnement, sarkozy
01.03.2008
Un bastiais victime d'insultes racistes à Grenoble
Nouvelle affaire de racisme dans le football français ? Cette fois c'est Frédéric Mendy qui a fait l'objet de cris de singe à Grenoble. On attend la réaction des médias et de la LFP...
Selon Jean-Philippe Thibaudeau, journaliste à France Bleu, des insultes ont été proférées à l'encontre du joueur du SC Bastia d'origine africaine, Frédéric Mendy, lors du match Grenoble - Bastia le 29 février.
L'information est relayée par le site officiel du club corse et ne rencontre que très peu d'écho dans la presse nationale. Elle fait part d'un entrefilet dans L'Equipe.
Pourtant, deux journalistes (un d'Europe 1 et un local) ont confirmé avoir entendu les "cris de singe".
Téléchargez ici le récit de J-P. Thibaudeau.
On se souvient la semaine dernière que le président de la LFP Thiriez n'avait pas tardé à condamner une banderole d'abord qualifiée de "raciste et homophobe" puis seulement "d'injurieuse" brandie à Furiani lors du match Bastia - Libourne Saint Seurin. Il avait également annoncé que des sanctions exemplaires seraient prises contre le SC Bastia.
Pour l'instant, on constate que le traitement médiatique de cette affaire est aux antipodes de ce qui s'est passé en Corse la semaine dernière. Quant aux réactions de condamnations de Michel Platini, Frédéric Thiriez, de la LICRA et de Bernard Laporte, on les attend toujours.
De quoi devenir paranoïaque ?
18:45 Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : racisme, corse, football, bastia
Séguéla réussira t-il à bétonner la Corse ?
Comme ses amis peoples, Jacques Séguéla voulait sa villa en bord de mer dans le sud de la Corse. Il avait choisi la somptueuse baie de Cala Longa, sur la commune de Bonifacio pour constuire un palace de 568 m2. Il faut dire que le maire de la commune, Jean-Baptiste Lantieri est réputé pour sa facilité à accorder des permis de construire dans les sites les plus sauvages.
Comment saccager le littoral en toute impunité ?
La technique est bien connue : on construit dans les espaces vierges, sans que personne ne s'en émeuve ni ne s'oppose. Puis prenant appui sur ce "mitage", on prétexte que l'on peut bétonner puisqu'on ne fait que densifier l'habitation...
Cette fois-ci le prétexte à l'extension de l'urbanisation était le "Village des Italiens", hôtel qui comme son nome l'indique était construit avec des capitaux italiens et donc destinés aux italiens. À cette époque les promoteurs étaient tombés sur un os : le FLNC avait plastiqué la belle bâtisse.
La mairie considérait donc qu'à partir du tas de gravas qu'il restait, elle ne faisait qu'étendre l'habitat. Drôle de conception de l'urbanisation.
Les bétonneurs sont tombés cette fois sur un autre os : une association de défense de l'environnement bonifacienne, ABCDE contestait le permis. Elle a remporté une première victoire avec la décision du tribunal administratif de Bastia qui l'a suspendu.
Mais pour un permis suspendu, combien d'accordés ? Combien de sites dénaturés ? Combien de paysages ruinés et bétonnés ?
Longtemps préservée par les menaces des clandestins, le littoral corse est plus que jamais menacé par la bétonnisation galopante. En une dizaine d'années, les côtes du sud de l'île ont vu naître quantité de villas de riches hommes d'affaires et peoples milliardaires soucieux de leur bronzage. Quant aux promoteurs immobiliers corses, ils ont depuis longtemps laissé de côté les considérations écologiques... Avec il faut le dire la complicité des élus et de l'Etat, pas toujours très regardant ni soucieux de faire respecter la loi littoral et "bande des 100 mètres".
Alors, "état de droit" ou pas ?Ces peoples qui aiment tant la beauté de la Corse... surtout dans leurs palaces-bunkers en bord de mer
En attendant, en Corse l'exaspération monte devant ces peoples friqués qui viennent deux mois l'été et qui bénéficient de privilèges pour faire construire leurs palaces... Il faut dire que l'île a sa dose d'"amis de la Corse qui apprécient sa beauté sauvage et ses authentiques autochtones". Chaque été la presse locale leur permet de clamer leur amour pour la Corse et son peuple avec force superlatifs : il s'agit des Christine Ockrent avec Bernard Kouchner, Karl Zéro, Jean Réno, Christian Clavier sans Nicolas Sarkozy etc...Mais nous y reviendrons.
un site à voir :
D'André Tarallo à Christine Ockrent et Jean D'Ormesson, le site d'un mouvement nationaliste qui recense quelques scandales et passe-droits accordés aux peoples...
02:45 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : corse, environnement, bétonnisation
27.02.2008
Comment dit-on "casse-toi pauvre con" en corse ?
Lors de sa dernière visite en Corse, Nicolas Sarkozy a déclaré qu'il souhaitait défendre et promouvoir la langue corse et qu'il était prêt à "aller très loin". Plus tard il rajoutait que c'était bien de "parler corse quand on se retrouve au village". Tant pis donc, pour la grande majorité de la population de l'île qui habite en ville.
Soit...
Alors permettez-nous tout de même, pauvres citadins insulaires, de s'interroger sur la façon dont on pourrait traduire le fameux échange dit du Salon de l'agriculture entre le Président de la République et un quidam toujours inconnu qui refusait de lui serrer la main.
20 minutes se posait la question de savoir comment les journalistes étrangers avaient traduits la fameuse réplique de Nicolas Sarkozy.
Le blog A Piazzetta nous donne des propositions de traductions en corse :
è vai, poveru connu !
è vai, o gloscia !
scrizzami di quì, o connu !
è vai à fatti leghje, o sega !
escimi di tràmpalu, o piduchjò !
aiò, fora o testa di cazzu !
è vai, cosa dicerai o mulizzò !
ch'è tù scia aghjacaratu, sangu'lla miseria ! o malasciamè ch'è tu sè !
ma ti sì guardatu appena, o faccia 'd'enclume'?
aò va, o goff !
cosa ai tù ? ti puzza a salute ? aghju da vene, o 'mendiant' ?
cassa-ti, poveru connu !
vai è caca, o coglia !
vai è caca, o faccia di culu !
sorti da quì, o merda !
è vai, o stronzu !
entrimi in culu, o purcellò !
ma chì dicerai ? ai vistu appena a to chigna, o imbecilò ?
Voilà, dorénavant Nicolas Sarkozy a de quoi pour préparer sa prochaine visite en Corse...
12:27 Lien permanent | Commentaires (15) | Envoyer cette note | Tags : sarkozy, corse, casse toi pauvre con









