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08/03/2008

Plus de 1.300 procurations à Bastia

Les urnes vont chauffer demain pour le 1er tour des municipales en Corse : l'île compte plus de 5.400 nouvelles inscriptions et à la mairie de Bastia c'est le chiffre de 1.300 procurations qui est annoncé par le blog A Piazzetta.

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Ca sent le retour des bonnes vieilles méthodes à l'usu corsu : gonflement des listes électorales, fausses procurations et autres bulletins à clé.

 

Il faut également rappeler que la mairie de Bastia a été plusieurs fois condamnée pour des affaires de fraude éléctorale.


Pratiquement 10% de procurations...

Tandis qu'à Paris on s'indigne qu'il y ait plus de 6% de procurations dans le Vè, que dire alors des 10% de procurations à Bastia ?

 

On ne sait pas officiellement combien de morts vont voter demain, mais on a déjà une idée pour savoir à qui cela va profiter...

Le Tiers Monde commence en Corse

C'est le grand classique de l'hiver en Corse. On en a tellement l'habitude que ça n'émeut plus personne. Personne pour se révolter, personne pour protester, personne pour demander des comptes. 20 pauvres centimètres de neige et toujours le même spectacle : routes coupées, foyers privés de téléphone et d'électricité...

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20 centimètres de neige, et la Corse se retrouve paralysée.

Aujourd'hui encore plus de 300 foyers se retrouvent toujours privés d'électricité et de téléphone dans le centre de l'île. Le col de Tighjime, entre Bastia et Saint Florent a été bloqué pendant quelques heures.

Partout, des coupures de courant ou de téléphone, des baisses de tension.

Le spectre des "coupures tournantes" de 2005...

Et encore, nous n'avons pas eu droit au remake de l'hiver 2005, où les températures basses et les capacités de production d'électricité insuffisantes avaient privé de courant la totalité des 260.000 habitants de l'île et contraint EDF à organiser les fameuses "coupures tournantes" entre février et mars 2005, qui restent un très mauvais souvenir pour tous...
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Un antonov avait alors amené en catastrophe des groupes électrogènes en provenance d'Ecosse et des Pays-Bas, tandis qu'une turbine à combustion qui avait servi aux JO d'Athènes arrivait de Grèce.

 
Vous avez dit Tiers Monde ?


Il ne faut pas oublier que le Plan Exceptionnel d'Investissement voté en 2002 prévoyait d' "aider la Corse à surmonter les handicaps naturels que constituent son relief et son insularité, et pour résorber son déficit en équipements et services collectifs"...


Bon ben on attendra encore un peu. 

03/03/2008

Sarkozy, le préfet de Corse et la villa de Jean Reno

Mauvais remake de "L'Enquête Corse" : une video remontant à 2004 et montrant Nicolas Sarkozy, Jean Reno et le préfet de Corse de l'époque Pierre-René Lemas vient de faire son apparition sur Youtube. A l'époque ministre de l'économie, Sarkozy demande au préfet de s'occuper du permis de construire (illégal) de Jean Reno. Au final, le permis sera annulé suite à un recours en justice déposé par une association de défense de l'environnement...

C'est le mensuel Corsica qui révèle l'histoire.

5932b5ba13592786a086183c3ab5ee86.jpgCette affaire tombe une semaine après la suspension par le tribunal administratif de Bastia du permis de construire de Jacques Séguéla.

En Corse monte le sentiment "anti-peoples friqués qui bétonnent les côtes de façon illégale avec la complicité des élus et la bienveillance de l'Etat"...

En tête des personnalités mal-aimées : Sarkozy, Clavier et Reno...



La video :

 

L'annerbatu 

01/03/2008

Un bastiais victime d'insultes racistes à Grenoble

Nouvelle affaire de racisme dans le football français ? Cette fois c'est Frédéric Mendy qui a fait l'objet de cris de singe à Grenoble. On attend la réaction des médias et de la LFP...

Selon Jean-Philippe Thibaudeau, journaliste à France Bleu, des insultes ont été proférées à l'encontre du joueur du SC Bastia d'origine africaine, Frédéric Mendy, lors du match Grenoble - Bastia le 29 février.

070365d384e499c5e211c6024d294e99.jpgL'information est relayée par le site officiel du club corse et ne rencontre que très peu d'écho dans la presse nationale. Elle fait part d'un entrefilet dans L'Equipe.

Pourtant, deux journalistes (un d'Europe 1 et un local) ont confirmé avoir entendu les "cris de singe". 

Téléchargez ici le récit de J-P. Thibaudeau.

On se souvient la semaine dernière que le président de la LFP Thiriez n'avait pas tardé à condamner une banderole d'abord qualifiée de "raciste et homophobe" puis seulement "d'injurieuse" brandie à Furiani lors du match Bastia - Libourne Saint Seurin. Il avait également annoncé que des sanctions exemplaires seraient prises contre le SC Bastia.

Pour l'instant, on constate que le traitement médiatique de cette affaire est aux antipodes de ce qui s'est passé en Corse la semaine dernière. Quant aux réactions de condamnations de Michel Platini, Frédéric Thiriez, de la LICRA et de Bernard Laporte, on les attend toujours.

 

De quoi devenir paranoïaque ? 

Séguéla réussira t-il à bétonner la Corse ?

Comme ses amis peoples, Jacques Séguéla voulait sa villa en bord de mer dans le sud de la Corse. Il avait choisi la somptueuse baie de Cala Longa, sur la commune de Bonifacio pour constuire un palace de 568 m2. Il faut dire que le maire de la commune, Jean-Baptiste Lantieri est réputé pour sa facilité à accorder des permis de construire dans les sites les plus sauvages.

 

Comment saccager le littoral en toute impunité ?

La technique est bien connue : on construit dans les espaces vierges, sans que personne ne s'en émeuve ni ne s'oppose. Puis prenant appui sur ce "mitage", on prétexte que l'on peut bétonner puisqu'on ne fait que densifier l'habitation...

00aff690be0c5d1ab65af10d3773455a.jpgCette fois-ci le prétexte à l'extension de l'urbanisation était le "Village des Italiens", hôtel qui comme son nome l'indique était construit avec des capitaux italiens et donc destinés aux italiens. À cette époque les promoteurs étaient tombés sur un os : le FLNC avait plastiqué la belle bâtisse.

La mairie considérait donc qu'à partir du tas de gravas qu'il restait, elle ne faisait qu'étendre l'habitat. Drôle de conception de l'urbanisation.

Les bétonneurs sont tombés cette fois sur un autre os : une association de défense de l'environnement bonifacienne, ABCDE contestait le permis. Elle a remporté une première victoire avec la décision du tribunal administratif de Bastia qui l'a suspendu.

 
Mais pour un permis suspendu, combien d'accordés ? Combien de sites dénaturés ? Combien de paysages ruinés et bétonnés ?

Longtemps préservée par les menaces des clandestins, le littoral corse est plus que jamais menacé par la bétonnisation galopante. En une dizaine d'années, les côtes du sud de l'île ont vu naître quantité de villas de riches hommes d'affaires et peoples milliardaires soucieux de leur bronzage. Quant aux promoteurs immobiliers corses, ils ont depuis longtemps laissé de côté les considérations écologiques... Avec il faut le dire la complicité des élus et de l'Etat, pas toujours très regardant ni soucieux de faire respecter la loi littoral et "bande des 100 mètres".

Alors, "état de droit" ou pas ?

Ces peoples qui aiment tant la beauté de la Corse... surtout dans leurs palaces-bunkers en bord de mer

En attendant, en Corse l'exaspération monte devant ces peoples friqués qui viennent deux mois l'été et qui bénéficient de privilèges pour faire construire leurs palaces... Il faut dire que l'île a sa dose d'"amis de la Corse qui apprécient sa beauté sauvage et ses authentiques autochtones". Chaque été la presse locale leur permet de clamer leur amour pour la Corse et son peuple avec force superlatifs : il s'agit des Christine Ockrent avec Bernard Kouchner, Karl Zéro, Jean Réno, Christian Clavier sans Nicolas Sarkozy etc...

Mais nous y reviendrons.

 

un site à voir :

D'André Tarallo à Christine Ockrent et Jean D'Ormesson, le site d'un mouvement nationaliste qui recense quelques scandales et passe-droits accordés aux peoples...

http://www.chez.com/circondu

 

28/02/2008

Racisme dans le foot : la Corse encore et toujours...


Depuis les affaires dites Chimbonda et Kébé, puis devant la banderole déployée face à Libourne vendredi dernier, le public de Bastia est sur la sellette : il serait foncièrement raciste. Tentative d'explication des faits...

Affaire Kébé : le match aller 

En septembre dernier le SC Bastia se rend à Libourne-Saint-Seurin pour le compte d'un match de championnat de L2. Boubacar Kébé, joueur libournais, aurait été insulté par des supporters bastiais. Il leur répond par bras et doigts d'honneur. L'arbitre l'expulse pour ces mauvais gestes. Plus tard il dira avoir été victime d'insultes à caractère raciste. 

Problème : il est le seul à les avoir entendues.7a9e1e949853b5407073ef2f604e3a85.jpg

Version des supporters bastiais présents sur place : ils l'auraient simplement "chambré", comme cela se fait sur chaque terrain de France et de Navarre, chez les professionnels comme chez les amateurs. Mais en aucun cas ils auraient proféré des insultes à caractère raciste.

Verdict de la Ligue Professionnelle de Football : un point est retiré au Sporting Club de Bastia. L'affaire fait la une de l'actualité.

C'est une première mondiale, jamais telle sanction n'a été appliquée. Les bastiais crient à l'injustice pendant que la France du football applaudit des deux mains.

Affaire Kébé : le match retour

22 février 2008, match retour. Le SCB reçoit Libourne, sans Kébé. Les supporters bastiais, qui ont toujours en travers de la gorge le point retiré à leur club, tiennent à marquer le coup. Ils déploient une banderole en début de match sur laquelle est inscrit : "Kébé on est pas racistes" puis une autre "la preuve on t'enc..." Nouveau scandale et de nouveau la une de l'actualité : "une banderole raciste et homophobe à Bastia".

Insultante, certes. De mauvais goût et pas très fine, c'est une évidence. Mais raciste ? Quand on les interroge les supporters disent avoir fait cette banderole par dépit, pour marquer leur ras-le-bol face à l'acharnement de la Ligue... qui met les bouchées doubles.

La réaction du président de la LFP, Frédéric Thiriez, ne s'est pas faite attendre. Il annonce que les sanctions seront dures face au canard boiteux du football français. Les condamnations pleuvent et les médias ont largement relayé l'affaire. C'est une véritable déferlante médiatique qui s'abat sur la Corse.

Seulement, il suffit de tendre un peu l'oreille et d'ouvrir grand les yeux sur tous les stades de l'Hexagone pour se rendre compte que cela est, hélas, monnaie courante. Le football, sport le plus populaire dans le monde, draine depuis des décennies une foule passionnée, chauvine, partisane qui tient à pousser ses protégés vers la victoire. Dans ce contexte, tenter de déstabiliser son adversaire par tous les moyens, fussent-ils provocateurs et de mauvais goût, est le passe-temps favori de milliers de supporters chaque week-end, où que ce soit dans le monde. Parfois leurs manifestations peuvent être drôles, parfois on rit jaune, d'autres fois ils dépassent la limite.

Il en va ainsi du football, la bagatelle la plus sérieuse du monde, pour reprendre l'expression d'un ethnologue et fin connaisseur du football, Christian Bromberger.

Le Sporting Club de Bastia et les Corses, coupables de tous les péchés du football français

Pendant ce temps, ce sont les Corses dans leur ensemble qui sont accusés de racisme. Il n'y a qu'à jeter un coup d'oeil sur les sites d'actualité et forums internet : ce sont toujours les mêmes clichés qui reviennent : les insulaires sont tous, en plus d'être des terroristes, des racistes en puissance qu'il faut lourdement sanctionner. C'est tout juste si après le fameux "chromosome de la violence" les corses n'auraient pas un "chromosome du racisme". 

Equité ?

Les dirigeants du football français ont donc décidé de faire de Bastia un exemple. Soit.

Mais qu'ils prennent leurs précautions et qu'ils n'oublient pas le principe d'équité. Iront-ils jusqu'à retirer des points à des clubs plus huppés et plus prestigieux que Bastia, en cas de nouvelles affaires de racisme ? Sanctionneront-ils Marseille ou Lyon, en cas d'affaire similaire ? Attendons le verdict de l'affaire Ouaddou, joueur valenciennois qui a fait l'objet d'insultes racistes à Metz. 

En Corse on a malheureusement peur de connaître la réponse, et le sentiment qu'un fois de plus, ils servent de bouc émissaire idéal...

En attendant, les supporters se mobilisent et lancent un appel à l'union.
Pierre-Paul Antonetti, président du SC Bastia, s'expliquait quant à lui sur RMC.
Un joueur de Bastia raconte qu'il se fait souvent traiter de "sale corse" sur les pelouse de France.

 

27/02/2008

Comment dit-on "casse-toi pauvre con" en corse ?

Lors de sa dernière visite en Corse, Nicolas Sarkozy a déclaré qu'il souhaitait défendre et promouvoir la langue corse et qu'il était prêt à "aller très loin". Plus tard il rajoutait que c'était bien de "parler corse quand on se retrouve au village". Tant pis donc, pour la grande majorité de la population de l'île qui habite en ville.

Soit...

Alors permettez-nous tout de même, pauvres citadins insulaires, de s'interroger sur la façon dont on pourrait traduire le fameux échange dit du Salon de l'agriculture entre le Président de la République et un quidam toujours inconnu qui refusait de lui serrer la main.

20 minutes se posait la question de savoir comment les journalistes étrangers avaient traduits la fameuse réplique de Nicolas Sarkozy.

Le blog A Piazzetta nous donne des propositions de traductions en corse :

è vai, poveru connu !
è vai, o gloscia !
scrizzami di quì, o connu !
è vai à fatti leghje, o sega !
escimi di tràmpalu, o piduchjò !
aiò, fora o testa di cazzu !
è vai, cosa dicerai o mulizzò !
ch'è tù scia aghjacaratu, sangu'lla miseria ! o malasciamè ch'è tu sè !
ma ti sì guardatu appena, o faccia 'd'enclume'?
aò va, o goff !
cosa ai tù ? ti puzza a salute ? aghju da vene, o 'mendiant' ?
cassa-ti, poveru connu !
vai è caca, o coglia !
vai è caca, o faccia di culu !
sorti da quì, o merda !
è vai, o stronzu !
entrimi in culu, o purcellò !
ma chì dicerai ? ai vistu appena a to chigna, o imbecilò ? 

 

Voilà, dorénavant Nicolas Sarkozy a de quoi pour préparer sa prochaine visite en Corse...

 
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