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25/02/2014

"J'ai reçu Le patrimoine en héritage" par Jeanjean

 

Bastia, ville d’art et d’histoire. Fleuron de la culture et du patrimoine. Sur le papier et les voitures des employés municipaux.

En réalité, sur le terrain, le constat est tout autre.

Le bilan de la municipalité dirigée par les Zuccarelli (ou aïeux) depuis 1888 est tout bonnement catastrophique. Bastia est désormais divisée en deux catégories : les scumpienti et l’abandon total.

L’abandon total :

Paese vechju : Non loin de l’Ondina, ayant donné son nom au quartier Paese Novu, le village médiéval de Paese vechju risque en permanence de disparaitre grâce à l’irresponsabilité des élus bastiais.

L’école du Chiostru : Construire un hôtel 4 étoiles en plein cœur du quartier le plus historique de Bastia, c’est possible. Réhabiliter un institut d’éducation sensorielle pour les enfants souffrant de déficiences auditives et visuelles, ça ne l’est pas.

L’église de Monserato : Possédant l’un des 9 exemplaires existant au monde de Scala Santa, cette église est largement ignorée par les services du patrimoine et négligée de toute restauration.

Ficaghjola : Voilà des années que le sanctuaire de Ficaghjola est interdit d’accès. Ce fleuron de la religiosité bastiaise, jumelé avec Notre Dame de Lavasina est dans un état pitoyable et exposé aux yeux de tous à la sortie du tunnel.

L’hôpital génois : Rasé. Un futur Best Western ou un Ibis verra le jour sur ce monument historique où étaient recueillis les enfants abandonnés de Bastia.

Le couvent Saint François : En pleine ville, jouxtant l’école du Centre, le couvent Saint François offre une source de projectiles intarissable à tous les squatteurs.

Saint Charles et Sainte Croix : Respectivement la première église jésuite de Bastia et la seule chapelle ayant été terre vaticane sur le sol corse. Ces deux églises si ne vanu a caternu alors que nos chers élus aiment à s’y montrer lors des célébrations religieuses bastiaises (Saint Corse Matin, publiez pour eux).

La maison Bronzini : Rachetée par la mairie, écrin prestigieux dans lequel est conservé une somme colossale d’ouvrages et d’œuvres d’art, cette maison reste close et inaccessible au public depuis des années. Où en est son inventaire et sa restauration ?

La Giustiniana : Construite en 1660, cette possession de l’évêque de Mariana Carlu Fabriziu Giustiniani est en passe de disparaitre complètement. Que fait la ville de Bastia ? Rien.

Les scumpienti :

L’office du tourisme : Chef d’œuvre de l’art content pour rien, l’office du tourisme de la ville trône en bas de la place Saint Nicolas comme une verrue honteuse, production absurde d’un architecte digne d’un Eiffel discount.

L’hôtel Ile de Beauté : L’écroulement du mur d’enceinte sur des voitures en plein centre-ville n’a pas convaincu la mairie de Bastia de trouver une solution sécurisée pour les bastiais.

Extérieur du parking de la citadelle : Merveilleuse vision que celle de la façade façon du bunker du parking de la place Vincetti lorsqu’on entre dans Bastia. Cette réalisation d’esthète en dit long sur la ville. ‘’Wir werden nichtunsere StadtErbeaufzugeben“ dixit le Jeanjean.

Les couleurs des immeubles : Certainement piochées dans un magazine de décoration sur la Toscane, Bastia s’est vue peinturlurée de plusieurs couleurs criardes, tellement chaudes qu’elles piquent les yeux. 20 minutes de recherches auraient permis aux architectes du patrimoine de voir quelle est la couleur historique de la ville.

Le musée de la citadelle: Il serait plutôt logique de rebaptiser cet édifice en « Centre de conférence Jeanjean Zuccarelli » et d’abandonner l’idée que ce bâtiment permet d’exposer le patrimoine historique de Bastia. Le musée est vide, pas adapté aux visiteurs étrangers mais très utile pour les manifestations de la mairie de Bastia ! Dommage, après pratiquement 20 ans de fermeture.

La relève des gouverneurs : Voilà comment la mairie inscrit dans l’inconscient collectif des bastiais le renouvellement annuel de son pouvoir en tant que puissance politique étrangère (aux bastiacci), népotique (le Jeanjean du papa qui était le Mimile du vieux Jeanjean) et humiliante (pourquoi pas le retour de l’OVRA ?). La tentative ridicule de les renommer en « Notte di a memoria » ne satisfait pas le peuple, là où on préfèrerait une reconstitution de la libération de Bastia par Sampieru Corsu ou la libération de 1943.

Le Fangu : Tanti mulini e cisterne ! Et il n’en reste plus rien. La spéculation foncière et immobilière dans le Fangu a donné naissance à une zone quasiment industrielle en plein cœur de Bastia, point noir de la circulation (compter une vingtaine de minutes de la préfecture au siège de France3/Via Stella).

Le Puntettu : Est-il besoin de revenir sur ce scandale sans nom ?

 

 

George Mela ne souhaite pas laisser « de maquis à ses enfants » en héritage.

Emile Zuccarelli souhaite laisser la mairie en héritage à son fils.

Les bastiais, eux, c’est sûr, ne recevront pas le patrimoine de leur ville en héritage. Il est déjà en cours de destruction.

Laisserons-nous une bande de pseudo-républicains assoiffés de BTP et de tourisme de masse nous priver de notre Histoire ? Permettrons-nous qu’ils héritent du pouvoir en toute impunité ? Une chose est sûre, puisque c'est la fin des arrêtés Miot, ils paieront cher leur succession.

 

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Commentaires

on ne construit pas le futur en desaint table rase du passe

Écrit par : boute | 26/02/2014

Dans la rue qui monte du régent à la gare, se trouve l'ancien hopital militaire completement abandonné depuis des années ... n'y aurait-il pas moyen d'en faire qq chose ... quand on voit le nombre de m2 perdus alors que les gens cherchent à se loger

Écrit par : anne gronsart | 28/02/2014

Les commentaires sont fermés.

 
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